Réveillon de printemps à la mode shaker
Le père Noël est passé ce matin. Youpi. Comme je le disais à Bellzouzou qui nous narrait dernièrement les tumultes de juin chez les profdézécoles, chez nous, point de commandes de fin d'année. Chez nous c'est l'administration soviétique, donc crédit en janvier - commande en janvier - livraison en juin.
Ce qui signifie qu'en plus de ranger le bazar intégral de la classe après la préparation de la Fête des Mères, celle de la Fête des Pères, les répétitions de la kermesse et la flémingite aigue de l'ATSEM... il faut également réussir à faire de la place pour les nouveaux jeux que vous avez réussi à dégoter, après avoir consciencieusement commandé plusieurs litres de gouache, quelques rouleaux de papier et autres stylos feutres qui finiront tous massacrés par de petites mains vengeresses, quand ce n'est pas par des dents de lait assassines.
Faire de la place, c'est pas drôle, mais déballer de nouveaux jeux, c'est un vrai bonheur. Surtout à une période de l'année où ces chers petits sont saturés d'avoir fait 4 milliards de fois le tour de la classe et d'avoir joué 25000 fois au même jeu. C'est donc avec délectation que j'ai patiemment attendu l’heure des mamans-papas-mamies-taties et de la cantoch pour être enfin seule avec mes nouvelles boîtes. Plus énervée qu'une gamine au pied du sapin... j'ai tout ouvert, tout essayé, c'était biiiiiiien... et puis j'ai bourré rangé là où j'ai pu, et ensuite je suis repassée à des activités sérieuses.
Très sérieuses, même : je suis allée faire les courses pour... la communauté pédagogique. Du café, du thé et des petits gâteaux. Bref de quoi tenir le choc de ces dernières semaines. C'est que ça glougoute sec à cette période-là, les moteurs sont essoufflés, il leur faut encore plus de carburant que d'habitude.
Et comme j'avais passé tellement de temps à faire joujou avec mes cadeaux de Noël, je me suis achetée un en-cas pour manger rapidos avant la reprise. Le truc que si vous êtes aussi doués que moi N'ACHETEZ JAMAIS : la salade toute prête dans un bol-shaker. Elle avait l'air copieuse, les carottes râpées n'étaient même pas décolorées, et le poulet n'attendait que moi. De toutes façons à 1h de l'après-midi l'était trop tard pour faire la fine bouche. Alors j'ai suivi scrupuleusement la notice sur le couvercle, j'ai versé la sauce, j'ai refermé (bien fermé, enfin il me semblait) et j'ai agité... et vous devinez la suite, surtout si vous connaissez ma propension aux catastrophes... le couvercle n'a pas résisté à la pression de la salade agitée, et ploups... ET PLOF... Heureusement mon jean a été épargné, heureusement je n'avais pas décidé de pique-niquer au dessus d'un clavier d'ordi, et que par bonheur il restait encore au fond du bol assez de salade pour me sustenter au moins jusqu'à la récré...
Et oui, ma vie est trépidante en ce moment.